Bonne vacances ou bonnes vacances : la règle

18/01/2026
Bonne vacances ou bonnes vacances : la règle

Vous hésitez entre bonne vacances et bonnes vacances au moment d’adresser vos souhaits ? Cette confusion grammaticale revient chaque été dans les messageries et sur les réseaux sociaux. Pourtant, la règle d’accord est formelle : seule l’expression « bonnes vacances » respecte les conventions orthographiques du français. L’adjectif doit impérativement s’accorder en genre et en nombre avec le substantif qu’il qualifie. Puisque le mot « vacances » est féminin pluriel, l’adjectif « bon » devient obligatoirement « bonnes » au féminin pluriel. Cette règle d’accord fonctionne exactement comme pour joyeuses fêtes ou meilleurs vœux. Les statistiques de l’Académie française publiées en 2023 montrent que plus de 97% des occurrences du mot « vacances » dans la littérature contemporaine sont au pluriel. Mélanger singulier et pluriel en écrivant « bonne vacances » constitue donc une faute d’orthographe majeure qui trahit une méconnaissance des règles fondamentales d’accord.

L’essentiel

Points clés Détails essentiels
✅ Accord correct obligatoire Toujours écrire « bonnes vacances » avec adjectif au féminin pluriel
📚 Origine latine ancestrale Du latin « vacare » signifiant avoir du temps libre ou être vacant
📅 Pluriel imposé depuis le XVIe siècle Reflète la multiplicité des jours de repos consécutifs accordés
❌ Erreur fréquente à éviter Ne jamais mélanger singulier et pluriel en écrivant « bonne vacances »
💼 Formulations selon le contexte Adapter le ton et la formalité entre personnel et professionnel
🔤 « Vacance » au singulier existe Désigne uniquement un poste inoccupé en contexte administratif ou juridique

Quelle est l’origine du terme « vacances » ?

Le mot « vacances » puise ses racines dans le latin « vacare », qui signifiait « avoir du temps libre », « être vide » ou « être vacant ». Du participe passé « vacans » est né le terme « vacant », qui a évolué vers notre actuel « vacances ». D’un point de vue étymologique, une personne en vacances dispose donc de temps libre, non encore occupé par des activités contraintes. Cette notion de vide positif, d’espace temporel libéré des obligations, traverse toute l’histoire du mot.

C’est au XIVe siècle, précisément en 1370, que le terme commence à désigner une interruption des activités scolaires ou professionnelles. À cette époque, il se référait principalement au temps pendant lequel les étudiants d’une faculté ne suivaient pas les cours. Ces pauses estudiantines étaient appelées « vacations » au Moyen Âge. Initialement réservé aux contextes judiciaire et universitaire pour désigner les périodes d’interruption des cours ou des audiences, le mot « vacances » s’est progressivement étendu à toute période de repos prolongé.

Le pluriel s’est imposé dès le XVIe siècle dans la langue française, reflétant naturellement la multiplicité des jours chômés. Cette logique du pluriel s’explique par le fait que les vacances représentent toujours plusieurs jours consécutifs de repos. Même pour un simple week-end, on parle au pluriel car cette période se compose de moments multiples : le départ, les activités diverses, le retour. Cette même logique s’applique à d’autres mots comme « condoléances », « fiançailles » ou « obsèques » qui s’emploient essentiellement au pluriel pour désigner un concept unique.

Le mot « vacances » figure déjà dans l’ancien dictionnaire français de Pierre Richelet datant de 1680, qui mentionnait « vacance » au singulier. Il s’agissait du tout premier dictionnaire unilingue en français. Initialement, à l’époque médiévale, le terme était réservé aux élèves. Ce n’est qu’à partir de 1936 qu’il a été étendu pour désigner la période de congé de travail des salariés. En 1920, une personne en vacances était encore appelée « estivant ». Le mot « vacancier » n’apparaît qu’à partir de 1925, marquant l’évolution sémantique du terme vers son usage contemporain. Si vous planifiez vos prochains congés, découvrez comment cette plage de Bretagne élue plus belle du monde pourrait devenir votre prochaine destination.

Comment souhaiter des congés avec élégance selon les contextes ?

Dans les échanges personnels avec la famille ou les amis, les formulations peuvent se permettre plus de chaleur et de spontanéité. Vous pouvez varier les expressions : « Bonnes vacances et profite bien du soleil ! », « De très bonnes vacances à toi », « Passe de bonnes vacances bien méritées » ou encore « Je te souhaite de bonnes vacances pleines de découvertes et de détente ». Ces variations permettent de personnaliser le message en fonction de votre relation avec le destinataire.

La communication professionnelle demande un ton plus soutenu mais qui reste chaleureux. Dans ce cadre, privilégiez des formules comme « Je vous souhaite de bonnes vacances », « Toute l’équipe vous souhaite de bonnes vacances » ou « Passez de bonnes vacances en famille ». Ces expressions respectent les codes de politesse tout en maintenant une distance appropriée au contexte professionnel. Vous pouvez également opter pour « Je vous souhaite d’excellentes vacances » ou « Profitez pleinement de vos vacances bien méritées ».

Sur les réseaux sociaux et dans les SMS, les formats courts permettent des messages plus directs. « Bonnes vacances à tous ! » ou « Vacances bien méritées, profitez-en ! » fonctionnent parfaitement dans ces contextes où la concision prime. Plusieurs formulations enrichissent l’expression sans risquer la faute : « Excellentes vacances à vous », « Merveilleuses vacances en perspective », « Reposez-vous bien pendant vos vacances » ou « Profitez pleinement de vos vacances ».

Contexte Formulation recommandée Niveau de formalité
Personnel Profite bien de tes vacances ! Informel
Professionnel Je vous souhaite de bonnes vacances Soutenu
Réseaux sociaux Bonnes vacances à tous ! Neutre
Carte postale De merveilleuses vacances à vous Chaleureux

Pourquoi souhaite-t-on systématiquement de « bonnes vacances » ?

Le mot « vacances » évoque bien plus qu’un simple congé administratif. Il contient cette idée de rupture avec le quotidien, d’un moment à part, souvent attendu et parfois planifié des mois à l’avance. Cette période représente une parenthèse dans la routine habituelle, un temps suspendu où les contraintes professionnelles ou scolaires s’effacent temporairement. Le souhait « bonnes vacances » prend tout son sens car il s’agit d’une période plurielle, étalée sur plusieurs jours ou semaines.

Ce petit bout de phrase marque une pause dans la routine des échanges. Quand on le glisse dans un message, on ne parle plus de travail, de délais ni de rendez-vous. On ouvre une parenthèse relationnelle, une sorte de code discret pour dire : « Profite, c’est ton moment ». Cette formule traverse tous les cercles sociaux, peu importe qu’on s’adresse à un collègue, un voisin, un parent ou un client : le message reste identique, mais l’intention varie subtilement selon la relation.

Cette expression constitue un marqueur social fort qui montre qu’on reconnaît le droit à la déconnexion de l’autre. C’est un peu comme une poignée de main virtuelle avant de disparaître pour quelques jours. L’expression résume tout ce qu’on souhaite sans avoir à l’expliquer longuement : du repos mérité, du plaisir authentique, du lâcher-prise salutaire. Avec la montée en puissance des réseaux sociaux et des messageries instantanées, il n’a jamais été aussi simple de transmettre ses souhaits rapidement et largement.

Une enquête menée en 2024 révèle que malgré la baisse globale de l’utilisation des cartes postales, 42% des Français envoient encore au moins une carte pendant leurs vacances estivales. Souhaiter de bonnes vacances reste une tradition bien ancrée en France, tout comme les vœux de nouvelle année et de joyeux Noël. Cette habitude semble même gagner en popularité avec l’augmentation des échanges électroniques.

Les erreurs fréquentes et comment les éviter définitivement

L’erreur la plus courante consiste à écrire « bonne vacances », mélangeant ainsi deux logiques grammaticales incompatibles : « bonne » reste au singulier tandis que « vacances » prend le pluriel. Cette confusion provient souvent de l’usage oral où la distinction singulier/pluriel n’est pas toujours perceptible. À l’écrit, l’accord devient visible et la règle s’impose sans exception. Parmi les autres erreurs fréquentes figurent « bonne vacance », « passe de bonne vacances » ou « bon vacances » qui cumule des erreurs de genre et de nombre.

Le verbe « passer » à l’impératif pose également problème. Les verbes du premier groupe ne prennent jamais de « s » à la deuxième personne du singulier de l’impératif présent. Les conjugaisons correctes sont donc :

  • Tu passes → Passe de bonnes vacances
  • Nous passons → Passons de bonnes vacances
  • Vous passez → Passez de bonnes vacances

Pour éviter ces erreurs, retenez que « vacances » est presque toujours pluriel dans le contexte des congés. L’adjectif qui l’accompagne doit donc également être au pluriel. Pensez à d’autres expressions similaires : vous écrivez naturellement « meilleurs vœux » ou « félicitations », jamais « meilleur vœux » ou « félicitation ». Cette comparaison aide à mémoriser la règle intuitivement.

Le mot « vacance » au singulier existe bel et bien en français, mais avec un sens totalement différent. Il fait référence à un état d’inoccupation, comme dans l’expression « la vacance d’un poste », « la vacance du pouvoir » ou « la vacance d’un logement ». Il désigne alors l’état de ce qui est vacant, inoccupé ou disponible dans un contexte administratif ou juridique. Cette distinction sémantique est essentielle pour éviter les confusions. Dès qu’il s’agit de congés ou de repos, le pluriel reste obligatoire.

Certains auteurs du XIXe siècle comme Flaubert ou Balzac utilisaient parfois « vacance » au singulier pour décrire une pause unique et brève. Dans Correspondances, Balzac écrivait qu' »elle attend chaque vacance avec plus d’angoisse que son enfant ». Ces emplois restaient rares même à leur époque et ne justifient aucune liberté orthographique moderne. L’Académie française privilégie exclusivement le pluriel pour désigner les périodes de congés. Il est donc recommandé de prendre quelques secondes pour relire vos messages avant de les envoyer, permettant ainsi d’éliminer la plupart des fautes courantes et de présenter une image soignée dans vos communications.

Facebook
LinkedIn